Je vous ai promis une semaine sous le signe de l’amour, mais, je n’ai pas envie non plus de tomber le plan gnangnan barbapapa guimauve, tout est beau, tout n’est qu’amour, l’amour n’est que conte de fée “ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants” et blablabla !

Oui, l’amour, c’est beau, ça nous donne des ailes et ça met des papillons dans l’estomac. Mais l’amour n’est pas un long fleuve tranquille, soyons réalistes. Je ne vais pas plomber l’ambiance en parlant du taux de divorces et de séparations, je ne suis pas sadique à ce point, mais pensons à toutes ces tragédies que nous avons étudiées à l’école : Roméo et Juliette, Les Caprices de Marianne, Antigone, etc, c’est quand même pas la fête du slip !

Depuis notre plus tendre enfance de nombreux contes, livres et films nous font penser que le plus dur, c’est de trouver l’âme sœur et de s’en faire aimer en retour. Evidemment, ce n’est pas simple, c’est même très compliqué de trouver quelqu’un qu’on aime et qui nous aime en retour, mais une fois que c’est fait, c’est loin d’être terminé. L’amour est un sentiment complexe, si on ne veut pas qu’il se fane, qu’il dépérisse et si on veut qu’il dure, il faut l’entretenir, comme une fleur fragile.

Et c’est aussi pour ça qu’aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’un film que j’ai beaucoup aimé sur ce sujet, “Les Noces rebelles”.

(Crédit image : AlloCiné)

Ce film très psychologique de Sam Mendez commence là où tous les films d’amour se terminent en général, le moment où 2 personnes se trouvent, s’aiment et ont éliminé tout ce qui faisait barrage à leur bonheur. Il est d’autant plus intéressant car le casting réuni Kate Winslet et Leonardo Di Caprio que l’ont avait laissé sur une histoire d’amour avorté à cause d’une sombre histoire de paquebot qui coule après avoir percuté un iceberg faisant naufrager par la même occasion tous leurs beaux projets amoureux et de vie à 2.

“Les Noces rebelles” dévoilent en quelque sorte la face caché de l’iceberg (elle était facile celle-là, désolée). Qu’advient-il de tous ces amoureux une fois qu’ils se sont trouvés ? Que deviennent ces amoureux passionnés aux grands idéaux et aux beaux projets de vies souvent hors du commun, pas “comme tout le monde” ? C’est simple, il leur arrive la même chose qu’aux autres couples. Leurs beaux projets de jeunesse très utopiques sont rattrapés par la réalité, la trépidante vie à 2 qu’ils avaient rêvée devient routine et ces 2 êtres qui voyaient leur avenir ensemble hors du commun se transforme en une existence parfaitement classique et conforme à la société de leur époque. Nos 2 amants passionnés sont devenus un mari et une femme qui cohabitent, prisonniers du cours de leur vie. April (Kate Winslet), ne supportant plus le gouffre entre ce qu’ils avaient rêvé et ce qu’ils sont devenus, décide de tout chambouler et de vivre leur projet, partir vivre à Paris.

Je n’en dis pas plus sur le film, même s’il date un petit peu, je vous invite sincèrement à le voir si vous ne l’avez pas encore fait, car il est vraiment très intéressant. Il avoue de façon percutante une réalité que chaque couple finit par croiser tôt ou tard : la routine, l’un des pires ennemis qui soit. Ce film m’a fait énormément réfléchir, notamment sur ma propre vie, aussi bien en temps que personne mais aussi en temps qu’épouse.

Le bonheur à 2 n’est pas forcément à des milliers de kilomètres, dans des projets colossaux ou dans l’obtention de ce que nous n’avons pas. Le bonheur à 2 c’est entre autres d’arriver à se construire une vie extraordinaire avec ce que nous avons, savoir apprécier réellement ce qu’on a, ce que nous pouvons avoir, sans jamais cesser de rêver et d’avoir des projets ensemble pour ne pas sombrer et “s’enterrer” vivant. C’est continuer à se séduire, à se dire qu’on s’aime, à ne pas se prendre au sérieux de temps en temps, mais pas seulement. Car la vraie recette du bonheur à 2, elle appartient à chaque couple, elle est unique, comme chacun de nous.